05 Jun
05Jun

Voici la traduction en français de l'article du blog CHRONONAUTIX concernant le test des séries X et D :

Elka Watch Co : Test des séries X et D de « Elka 2.0 » | Blog horloger CHRONONAUTIX

Une nouvelle marque horlogère basée sur un nom historique disparu — de telles « résurrections » ne sont pas rares dans l'univers des micro-marques. C'est dans ce contexte qu'Elka Watch Co a rejoint la liste en 2021. Derrière ce relancement ne se cache pas un novice, mais une personne dotée de décennies d'expérience au sein de grands groupes dans le segment du haut de gamme. Cela se reflète dans les nombreux détails qui distinguent nettement « Elka 2.0 » des autres micro-marques.

À propos d'Elka Watch Co : un acronyme aux deux sens

Les racines de la marque historique Elka remontent au XIXe siècle. Le nom provient d'un descendant de la famille d'horlogers Kiek, originaire de Hambourg, puis installée à Groningue et Amsterdam. ELKA est l'acronyme de Ernst Louis Kiek Amsterdam. Cette famille a produit des garde-temps spéciaux, comme la montre tactile pour les aveugles. En 1949, Elka a ouvert une succursale suisse à La Chaux-de-Fonds.Au milieu des années 1970, la marque a disparu, emportée par la crise du quartz. La renaissance actuelle est l'œuvre de Hakim El Kadiri. On y trouve ici le second sens de l'acronyme, car « Elka » est aussi le surnom de Hakim, ce qui l'a aidé à acquérir les droits de la marque. Hakim précise qu'il n'y a pas de lien officiel avec l'ancienne société ou la famille Kiek.Ancien cadre du Swatch Group (2002-2021), Hakim a travaillé pour Swatch, Hamilton et Rado. La pandémie de COVID-19 l'a poussé à franchir le pas de l'indépendance.

Les Collections : Séries X et D

Les deux collections partagent le même boîtier et le même mouvement. Le verre saphir de type Chevé, avec son bord convexe et son charme rétro, est un point commun majeur. Petite note historique : en 1925, Louis Eduard Kiek avait inventé un verre incassable à forte courbure qu'il exportait via sa société Enohi jusqu'en 1940.

  • La Série D (Design) : Inspirée par un cadran que Ulysse Nardin avait jadis dessiné pour Elka. Ce minimalisme capture merveilleusement le charme des années 60, sublimé par les distorsions visuelles créées par le verre saphir en périphérie. Le boîtier de 40,8 mm est affiné par des biseaux latéraux et une lunette ultra-fine.
  • La Série X (Instrumentale) : Plus sportive, elle s'inspire des chronomètres de sport. En 1928, Elka fournissait ce type d'instruments pour les Jeux Olympiques d'Amsterdam. Le cadran beige rétro utilise du Super-LumiNova imitant le radium vieilli (teinte brunâtre). La version bleue avec finition sunray offre un look plus moderne.

La Technologie : Un choix distinctif

Elka se distingue en évitant les mouvements standards (Seiko ou Sellita) que l'on retrouve chez 99 % des micro-marques. Les modèles sont équipés du calibre automatique G100 de la Manufacture La Joux-Perret (MLJP) à La Chaux-de-Fonds.

  • Réserve de marche : 68 heures (contre 42 pour les standards habituels).
  • Précision : Réglé à +/- 12 secondes par jour.
  • Qualité : MLJP est reconnue pour ses mouvements de haute valeur, incluant des tourbillons.

Conclusion

Avec un prix débutant autour de 1 890 euros, Elka se positionne au-dessus des micro-marques d'entrée de gamme. Ce tarif se justifie par une finition parfaite du cadran et du boîtier, ainsi que par le choix d'un mouvement supérieur. Hakim El Kadiri trace une voie claire pour Elka, se distinguant par la qualité et l'authenticité historique. Nous attendons avec impatience la suite, peut-être une réédition d'un chronographe automatique Elka ?

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